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Directives en promotion de la santé pour professionels

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Aperçu de la promotion de la santé

Overview of Health Promotion (© 2009 CAMH) Cette section a été adoptée du site Web Knowledge Exchange de CAMH.

Cette section s’adresse aux cliniciens qui souhaitent obtenir des renseignements pratiques sur la promotion de la santé qu’ils pourront transmettre à leurs clients.

Accent mis sur le mieux-être

Imaginez un continuum allant de la bonne santé à la mauvaise santé. Où vous situeriez-vous ? Où placerait-on l’état de santé des groupes ou des populations dont vous faites partie (p. ex., selon l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, la culture, la race, la spiritualité ou le revenu) ? Il est probable que certaines variables liées à votre santé se trouveraient à l’extrémité de la bonne santé alors que d’autres se situeraient à l’extrémité de la mauvaise santé ou entre les deux. On peut en dire autant de l’état de santé global des populations dont vous et vos clients faites partie.

Ce continuum n’est pas statique. Il est dynamique. L’état de santé et le bien-être d’une personne, d’un groupe ou d’une collectivité peuvent fluctuer le long du continuum sous l’effet de diverses influences comme les facteurs de risque et de protection et les déterminants sociaux de la santé.

Peu importe où se situent les variables liées à la santé le long du continuum, il existe divers moyens d’améliorer le bien-être global d’une personne ou d’un groupe. Certains de ces moyens peuvent être pris par le particulier, tandis que d’autres reposent sur l’accès à des soutiens offerts par la société.

Promotion de la santé 

On entend souvent dire que la promotion de la santé vise toute la population. Concrètement, cela signifie qu’il est possible d’améliorer la santé de tous, y compris les personnes ayant des problèmes de toxicomanie ou de santé mentale. L’Organisation mondiale de la Santé définit la promotion de la santé comme étant « le processus qui confère aux populations les moyens d'assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé, et d'améliorer celle-ci ».

La promotion de la santé est avantageuse pour tous, que l’on soit en bonne santé, que l’on soit à risque d’éprouver des problèmes comme un problème lié à l’utilisation d’une substance ou que l’on souffre d’un trouble de santé comme la dépression.

  1. Module 1 : « Définitions et concepts » du cours en ligne PS-101 offert par le Réseau des centres ontariens de ressources pour la promotion de la santé (RCORPS)
    Ce module présente les définitions et les concepts dans le domaine de la promotion de la santé.
  2. Module 7 : « Valeurs » du cours en ligne PS-101 du RCORPS (Voir en haut)
    Ce module fournit des précisions sur les valeurs liées à la promotion de la santé.

L’approche utilisée pour la promotion de la santé diffère de l’approche biomédicale en matière de santé. Les différences comprennent les suivantes :

  1. adopter une approche holistique en matière de santé ;
  2. considérer les clients comme des partenaires dans la prestation des soins de santé ;
  3. mettre l’accent sur les forces et les atouts ;
  4. tenir compte des déterminants sociaux de la santé ;
  5. favoriser des changements systémiques ;
  6. utiliser plusieurs stratégies pour optimiser la santé.
Adopter une approche holistique en matière de santé

Le modèle de promotion de la santé repose sur une approche holistique en matière de santé. Par exemple, si un client est aux prises avec une dépression, le clinicien tient compte de tous les aspects de la vie du client au lieu de se concentrer uniquement sur les symptômes de la dépression et les moyens de les atténuer ou de les éliminer. Ainsi, le clinicien pourrait poser les questions suivantes : Quelles sont les habitudes alimentaires du client ? Fait-il de l’exercice régulièrement ? Que se passe-t-il dans sa vie ? Le client vient-il de s’établir au pays en tant qu’immigrant ou que réfugié ? A-t-il vécu des événements traumatisants ou a-t-il été témoin de tels événements comme des actes de violence physique ou sexuelle, la guerre ou une catastrophe naturelle ? Le client bénéficie-t-il du soutien de sa famille et de ses amis ? A-t-il recours aux ressources de la collectivité comme les programmes éducatifs et d’emploi, les services de garderie et un logement sûr et abordable ?

Considérer les clients comme des partenaires dans la prestation des soins de santé

L’approche axée sur la promotion de la santé permet au client de jouer un plus grand rôle dans la prise de décisions concernant les soins qui lui conviennent le mieux et d’être partenaire (généralement le partenaire principal) dans la prestation de ces soins. Un client ayant un problème lié à l’utilisation d’une substance peut-il décider quelle approche il suivra pour améliorer sa santé ou participer à la prise de décisions à ce sujet ? Par exemple, peut-il déterminer laquelle des approches axées sur la réduction des méfaits, l’abstinence ou d’autres mesures répondrait le mieux à ses besoins ?

Mettre l’accent sur les forces et les atouts

Une approche axée sur la promotion de la santé met l’accent sur les forces et les atouts, sur ce que les gens ont et non sur ce qui leur manque. Nous considérons tous avoir certaines faiblesses ou lacunes. Il est bon de reconnaître ces imperfections, mais il ne faut pas trop s’y attarder. Il est beaucoup plus important de mettre l’accent sur le développement des capacités et de la résilience des clients afin d’accroître leur bien-être et de leur permettre d’atteindre leurs objectifs.

Il importe également de miser sur les forces, les atouts et les capacités des familles et des collectivités où les gens vivent.

Tenir compte des déterminants sociaux de la santé

En général, l’approche biomédicale en matière de santé met l’accent sur les caractéristiques génétiques et biologiques du client et considère que ses pratiques à l’égard de la santé et de la sécurité sont la cause de ses problèmes de santé. Cette approche est donc axée sur les mesures que le client peut prendre pour atténuer ou éliminer ses problèmes.

Une approche axée sur la promotion de la santé, quant à elle, tient compte des facteurs physiques et, plus particulièrement, des facteurs sociaux qui peuvent être indépendants de la volonté du client mais contribuer à son bien-être. Elle renforce les facteurs qui favorisent la santé et atténue ceux qui y nuisent. De plus, elle tient compte des déterminants de la santé, c’est-à-dire l’ensemble des facteurs personnels, sociaux, économiques et environnementaux qui déterminent l’état de santé des particuliers et des populations.

En tant que clinicien, votre rôle consiste à aider les clients à se pencher sur les facteurs de risque (p. ex., le fait ne pas avoir un logement sûr et adéquat), les facteurs de protection (p. ex., miser sur leurs forces) et les déterminants sociaux de la santé, qui ont une incidence sur leur bien-être. Vous devez également aider les clients à s’y retrouver au sein des divers systèmes afin qu’ils obtiennent le soutien dont ils ont besoin.

Si la réponse à l’une ou l’autre des questions ci-dessous est « non », qu’est-ce que vous, d’autres cliniciens, les fournisseurs de services connexes et les organismes pouvez faire pour régler les questions d’ordre personnel et systémique afin de venir en aide à votre client ?

Les déterminants sociaux de la santé comprennent les facteurs interreliés suivants :

  1. Revenu : Les gens touchent-ils un revenu leur permettant à tout le moins de subvenir à leurs besoins ?
  2. Emploi : Les gens ont-ils un emploi satisfaisant ? Exercent-ils un certain contrôle sur leur travail et leur milieu de travail ? Leur salaire leur permet-il de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille ? Leur emploi correspond-il à leur formation et à leur niveau de scolarité (p. ex., un médecin somalien est-il médecin au Canada) ? Les gens ont-ils été engagés en raison de leurs qualifications, en faisant abstraction de leur race et de leur sexe ?
  3. Éducation : Les études et la formation des gens leur permettent-elles de trouver un emploi ? Doivent-ils améliorer leurs compétences ? Les personnes âgées peuvent-elles suivre un programme d’éducation permanente ?
  4. Logement : Les gens ont-ils accès à un logement abordable et adéquat ? Habitent-ils dans un quartier sûr ?
  5. Alimentation : Les gens ont-ils accès à un large éventail d’aliments sains et abordables ?
  6. Culture et race : Les gens vivent-ils dans un milieu où l’on accepte et célèbre les différences culturelles ?
  7. Équité : Les gens ont-ils tous un accès équitable aux études et à des emplois satisfaisants ? Peuvent-ils toucher un revenu suffisant pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille ?
  8. Inclusion : Les gens sont-ils bien accueillis dans leur quartier, leur école ou leur milieu de travail et ont-ils un sentiment d’appartenance, quelles que soient leur religion, leurs croyances et pratiques spirituelles, leur culture, leur orientation sexuelle et leurs capacités ?
  9. Préjugés et discrimination : Les gens sont-ils à l’abri du racisme, du sexisme, de l’âgisme et d’autres formes de préjugés et de discrimination ? Les personnes ayant des problèmes de toxicomanie ou de santé mentale sont-elles confrontées à des attitudes et des comportements qui les empêchent d’accéder à des soins de santé, un emploi et un logement adéquats ? Ces personnes évitent-elles de demander de l’aide parce qu’elles ont honte de leur situation et ne veulent pas qu’on sache qu’elles sont aux prises avec ces problèmes de santé ?
  10. Paix : Les gens sont-ils à l’abri de la violence à la maison, à l’école, au travail et dans la collectivité ?
Favoriser des changements systémiques

Un modèle de promotion de la santé favorise l’amélioration des variables écologiques et systémiques qui entraînent un meilleur état de santé : l’habilitation, l’équité, l’inclusion et le respect. Au niveau personnel, les cliniciens peuvent collaborer avec leurs clients de façon à respecter ces principes.

  1. Habilitation : Permet aux particuliers et aux collectivités d’exercer davantage de contrôle et d’assumer une plus grande part de responsabilité à l’égard de leur santé. Par exemple, est-ce que vous ou votre organisme aidez les clients ayant un problème lié à l’utilisation d’une substance à déterminer l’approche qu’ils devraient suivre pour améliorer leur santé ? Les clients peuvent-ils choisir parmi une approche axée sur la réduction des méfaits, l’abstinence ou d’autres mesures ?
  2. Équité : Les clients ont-ils un accès équitable aux services offerts? Par exemple, est-ce que vous ou votre organisme acceptez les clients ayant un problème lié à l’utilisation d’une substance ou un problème de santé mentale ou ces deux problèmes à la fois ?
  3. Inclusion : Est-ce que vous ou votre organisme offrez des mesures de soutien et éliminez les obstacles pour les personnes ayant un problème de toxicomanie ou de santé mentale qui veulent suivre un traitement ? Les personnes handicapées peuvent-elles accéder à vos bureaux ? Offrez-vous des services de garderie ? Offrez-vous des services adaptés à la culture, y compris des services d’interprétation ?
  4. Respect : Est-ce que vous et votre organisme respectez les clients, quelle que soit la raison pour laquelle ils vous consultent ? Faites-vous preuve d’autant de compassion envers une personne ayant un problème lié à l’utilisation d’une substance qu’envers une personne ayant le cancer ? Faites-vous preuve d’autant de compassion envers une personne ayant la schizophrénie qu’envers une personne qui a eu une crise cardiaque ?
Utiliser plusieurs stratégies pour optimiser la santé 

Une approche axée sur la promotion de la santé tient compte de la nécessité de mettre en œuvre plusieurs stratégies dans différents secteurs (p. ex., secteur de l’éducation, milieu juridique et services correctionnels) afin d’optimiser la santé, car celle-ci est davantage influencée par des secteurs autres que celui de la santé.

Les choix personnels ainsi que les milieux physique et social ont une incidence sur la santé. Les clients peuvent améliorer leur santé en modifiant leur style de vie (p. ex., faire une marche tous les jours) et leur environnement (p. ex., en ayant accès à des activités récréatives et des soutiens sociaux). On peut également améliorer la santé des clients en apportant des modifications aux systèmes (p. ex., les systèmes de santé et d’éducation) mis en place par la société. L’application des meilleurs résultats de recherches et des pratiques cliniques les plus concluantes augmentera l’efficacité des diverses stratégies mises en œuvre.

Stratégies visant à promouvoir la santé de tous

L’utilisation de plusieurs stratégies dans divers secteurs est le moyen le plus efficace d’améliorer la santé de la population. Ces stratégies doivent être holistiques et tenir compte de la situation sociale, culturelle et économique des particuliers.

  1. Module 5 : « Stratégies » du cours PS-101 du Réseau des Centres ontariens de ressources pour la promotion de la santé (Voir en haut)
    Ce module fournit des précisions sur les stratégies de promotion de la santé et donne des exemples de la mise en œuvre de ces stratégies.
  2. Managing Mental Well-Being
    Les modules sur le mieux-être produits par la B.C. Partners for Mental Health and Addictions Information fournissent aux particuliers et à leur famille des renseignements de qualité sur la santé mentale afin qu’ils puissent développer leurs compétences dans ce domaine, optimiser leur qualité de vie et composer avec les hauts et les bas habituels de la vie. Les sujets traités sont les suivants : questions liées à la santé mentale ; stress et bien-être ; soutien social ; résolution de problèmes ; maîtrise de la colère ; bien dormir ; saine alimentation et bonne qualité de vie ; et pensées saines.
Promotion de la santé mentale

La promotion de la santé mentale fait partie intégrante de la promotion de la santé en général. La création de conditions et de milieux de vie favorisant la santé mentale contribue à l’adoption et au maintien d’un mode de vie sain, ce qui accroît les chances d’améliorer la santé mentale.

La promotion de la santé mentale est avantageuse pour tous, que le client soit en bonne santé, qu’il risque d’éprouver des difficultés (comme un problème lié à l’utilisation d’une substance) ou qu’il ait un problème de santé (comme la dépression). La promotion de la santé mentale est une approche holistique, ou écologique, mettant l’accent sur le bien-être physique, mental, émotionnel et spirituel des particuliers, des familles et des collectivités.

Les problèmes de santé mentale sont associés à un large éventail d’autres troubles de santé. Précisons que les personnes ayant une culture ou des antécédents différents peuvent voir d’un autre œil la santé mentale et les troubles de santé mentale.

Pour obtenir plus de renseignements sur la façon d’intégrer les principes de la promotion de la santé mentale à votre travail, consultez la section intitulée Faire la promotion de la santé. Remplacez le mot santé par l’expression santé mentale pour savoir comment faire la promotion de la santé mentale.

Stratégies visant à promouvoir la santé mentale

Les ressources suivantes fournissent des précisions et des conseils pratiques sur la mise en œuvre de stratégies efficaces de promotion de la santé mentale.

  1. La santé mentale : Renforcer notre action
    Cet aide-mémoire publié par l’Organisation mondiale de la Santé porte sur la santé mentale, la promotion de la santé mentale et les interventions visant à promouvoir la santé mentale.
  2. Trousse d'outils pour la promotion de la santé mentale : Une ressource pratique des initiatives communautaires
    Cette trousse d’outils pour la promotion de la santé mentale, produite par L’Association canadienne pour la santé mentale, décrit des moyens pratiques de promouvoir la santé mentale dans diverses communautés.
  3. Evidence of Mental Health Promotion Effectiveness: Strategies for Action (PDF seulement)
    Ce supplément, publié en 2005, de Promotion & Education, la revue internationale de promotion de la santé et d’éducation pour la santé, renferme plusieurs articles sur le succès remporté grâce à diverses pratiques de promotion de la santé mentale et stratégies d’action.
Rétablissement

Les valeurs et les stratégies liées à la promotion de la santé constituent des assises solides sur lesquelles peuvent s’appuyer les personnes se remettant de problèmes de toxicomanie ou de santé mentale.

On entend par rétablissement la façon dont les personnes ayant un problème de toxicomanie ou de santé mentale mettent l’accent sur les aspects positifs de leur vie (santé, espoir, choix, équité, respect et soutiens) afin d’optimiser leur qualité de vie. Plus précisément, le rétablissement repose sur ce qui suit : exercer un contrôle sur sa vie, prendre sa vie en main et assumer ses responsabilités, faire reconnaître ses compétences, réaliser son potentiel, se livrer à des activités qui procurent de la satisfaction comme des études et un travail, s’intégrer à la collectivité et se faire entendre lors de l’élaboration du plan de traitement.

En faisant la promotion de la santé des clients pendant que vous traitez leurs problèmes de toxicomanie ou de santé mentale, vous augmenterez les chances qu’ils atteignent leurs objectifs de rétablissement.

  1. Recovery from Mental Disorders
    Cette fiche de renseignements, rédigée par la B.C. Partners for Mental Health and Addictions Information, explique ce qu’est le rétablissement et décrit les hypothèses et les activités qui appuient le rétablissement des personnes ayant des problèmes de santé mentale.
Préjugés

On entend par préjugés les attitudes négatives (idées préconçues) et les comportements négatifs (discrimination) à l’égard des personnes ayant des problèmes de toxicomanie ou de santé mentale.

Les ressources suivantes abordent la question de l’incidence que les préjugés, les idées préconçues et la discrimination ont sur les personnes ayant des problèmes de santé mentale ou liés à l’utilisation d’une substance et présentent des mesures que nous pouvons tous prendre pour atténuer les préjugés.

  1. Les préjugés : Comprendre les effets des opinions préconçues et de la discrimination sur les personnes ayant des problèmes de santé mentale et de toxicomanie
    Les problèmes de santé mentale et ceux liés à l’utilisation d’une substance sont des problèmes de santé au même titre que le cancer, l’arthrite, le diabète et les crises cardiaques. Alors, pourquoi perçoit-on différemment les personnes ayant des problèmes de santé mentale ou liés à l’utilisation d’une substance ?
    Cette publication présente les raisons pour lesquelles certaines personnes éprouvent des problèmes de santé mentale ou liés à l’utilisation d’une substance, explique les effets des préjugés sur les personnes ayant de tels problèmes et suggère des mesures que nous pouvons tous prendre pour atténuer les idées préconçues et la discrimination à l’égard des personnes ayant des problèmes de santé mentale ou liés à l’utilisation d’une substance.
  2. Stigma and Mental Illness
    Cette fiche de renseignements, rédigée par L’Association canadienne pour la santé mentale, porte sur les préjugés et leurs effets sur les personnes ayant des problèmes de santé mentale.
  3. Série 101 sur la santé mentale et la toxicomanie
    Les préjugés n’ont pas uniquement pour effet de faire du mal à la personne qui en est victime. Que ce soit sous forme d’idées préconçues ou de discrimination, ils constituent une violation des droits de la personne. Ce tutoriel en ligne fournit des renseignements sur les préjugés et leurs effets sur les personnes qui en font l’objet.

Populations 

Certaines personnes ayant des problèmes de toxicomanie ou de santé mentale font partie de groupes de personnes ayant des besoins particuliers fondés notamment sur leur âge, leur sexe, leur orientation sexuelle ou leur culture. On trouvera dans les pages suivantes des documents d’information sur la promotion de la santé et des ressources s’adressant aux groupes suivants :

  1. Enfants et jeunes ;
  2. Communautés ethnoculturelles et racialisées ;
  3. Femmes.
Enfants et jeunes

Un grand nombre de problèmes de santé mentale se manifestent pendant la jeunesse. En effet, un enfant et jeune sur cinq au Canada a un problème de santé mentale. Certains jeunes sont aux prises avec des problèmes liés à l’utilisation d’une substance et aux jeux de hasard et d’argent, tandis que d’autres ont des problèmes de toxicomanie et de santé mentale.

On trouvera dans les pages suivantes une série de documents d’information et de ressources sur la promotion de la santé s’adressant aux enfants et aux jeunes (certaines ressources portent sur l’ensemble des enfants et des jeunes tandis que d’autres mettent l’accent sur les jeunes ou leur famille aux prises avec des problèmes de toxicomanie ou de santé mentale) :

  1. Accroître la résilience ;
  2. Les jeunes femmes et la dépression
Accroître la résilience

Adapté de Barankin, T., et N. Khanlou. Growing Up Resilient: Ways to Build Resilience in Children and Youth (© 2007 CAMH).

La résilience est la capacité de surmonter les difficultés et de composer avec le changement, de « rebondir » après de dures épreuves pour fonctionner à nouveau comme avant et poursuivre son cheminement.

Les personnes résilientes sont en mesure de s’adapter au stress et aux situations difficiles de la vie. Elles tirent des leçons de leur capacité de composer avec une situation, ce qui les rend mieux en mesure de faire face aux stress et aux défis futurs. En d’autres termes, le fait de relever un défi peut favoriser l’épanouissement et le renforcement personnels. Au lieu de simplement rebondir, on devient mieux en mesure de faire face aux défis de l’avenir.

Comment peut-on accroître la résilience des enfants et des jeunes ?

On peut encourager les enfants à devenir plus résilients. On peut également aider les enfants qui semblent moins résilients à le devenir davantage.

Il y a plusieurs façons de favoriser la résilience. Les conseils suivants permettent de créer et d’intensifier des facteurs de protection et des forces qui augmenteront la résilience des jeunes avec lesquels vous avez des interactions.

Renforcer les capacités personnelles

  1. Apprenez à reconnaître les différences de tempérament chez les jeunes afin de pouvoir les aider à s’adapter à de nouvelles situations. Vous pourrez ainsi venir en aide à chacun en tenant compte de ses besoins, de ses capacités et de ses aptitudes.
  2. Encouragez les jeunes à exprimer leurs sentiments et respectez ces sentiments. Dites-leur qu’il est normal d’éprouver un éventail d’émotions – que ce soit la douleur, la peur, la colère ou l’angoisse – et que nous pouvons nous abstenir d’agir sous l’influence de ces émotions (p. ex., faire du mal à quelqu’un lorsqu’on est en colère).
  3. Aidez les jeunes à reconnaître qu’il peut leur être bénéfique de faire part de leurs sentiments à une personne en qui ils ont confiance et qui les comprend.
  4. Tenez compte de l’âge des jeunes, de leur stade de développement et de leur capacité de faire face à une situation lorsque vous les aidez à composer avec leurs états émotifs.
  5. Faites attention aux mots qu’utilisent les jeunes et à leurs gestes afin de ne pas sous-estimer leurs émotions ni surestimer leur capacité d’adaptation.
  6. Écoutez les jeunes attentivement et aidez-les à faire face aux situations en leur parlant afin qu’ils développent leurs capacités de composer avec le stress à l’avenir. Lorsque les enfants et les jeunes expriment leur tristesse à un adulte qui les écoute, ils peuvent obtenir le soutien dont ils ont besoin pour se remettre.
  7. Diverses techniques peuvent venir en aide aux jeunes ayant de la difficulté à maîtriser leur colère. Ils apprendront ainsi à maîtriser les réactions physiques suscitées par la colère et l’intensité de leur colère.
  8. Lorsque les jeunes expriment des pensées négatives, présentez-leur des façons plus encourageantes de percevoir leur situation.
  9. Dites aux jeunes que l’échec est acceptable et, parfois, inévitable et que, dans ce cas, ils peuvent aller de l’avant ou tenter leur chance à nouveau.
  10. Aidez les jeunes à se fixer des objectifs positifs et à maintenir leur discipline personnelle afin qu’ils puissent réaliser leurs projets.
  11. Aidez les jeunes à développer leurs capacités de régler des problèmes et de prendre des décisions. Insistez sur le fait que la capacité de régler les problèmes se développe avec le temps, qu’il faut s’y exercer et qu’il y a plusieurs étapes à franchir. Par exemple, lorsqu’un jeune fait face à un problème, aidez-le à déterminer quel serait un résultat positif, à trouver des moyens d’obtenir ce résultat et à choisir celui qui lui permettra d’atteindre son objectif.
  12. Aidez les jeunes à prévoir les difficultés et à déterminer les mesures qu’ils prendront pour y faire face afin qu’il leur soit plus facile de les surmonter.
  13. Sensibilisez les jeunes aux stratégies d’adaptation. Aidez-les à découvrir que, s’ils n’obtiennent pas les résultats escomptés, ils peuvent essayer autre chose.
  14. Encouragez les jeunes à se livrer à des activités simples et agréables pour atténuer le stress et se détendre comme écouter de la musique qui leur plaît, jouer avec un animal de compagnie, pratiquer un sport, se livrer à un passe-temps, faire une marche ou courir.
  15. Encouragez les jeunes à nouer des relations qui leur sont d’un grand soutien avec des camarades, des entraîneurs, des membres du clergé ou d’autres personnes ayant une influence positive. Ces amitiés renforceront les capacités d’adaptation des jeunes, car elles auront un effet positif sur leur santé mentale. Les amis font en sorte qu’on se sent apprécié. De plus, on peut partager ses expériences avec eux, se confier à eux, obtenir de l’encouragement et du soutien et suivre leur exemple. Bref, les amis font ressortir le meilleur de nous-mêmes.
Célébrer la diversité
  1. Encouragez les jeunes à se livrer à des activités qui les intéressent sans se préoccuper du fait qu’une activité est généralement pratiquée par des filles ou des garçons.
  2. Faites preuve de sensibilité et de respect à l’égard de toutes les cultures et traditions et apprenez aux jeunes à faire de même.
  3. Mettez les jeunes en contact avec des services adaptés à leur culture si de tels services sont offerts.
  4. Familiarisez-vous avec divers groupes dont les jeunes Canadiens font partie. Cela est particulièrement important si vous travaillez avec des enfants et des jeunes provenant d’un milieu que vous connaissez mal.
Renforcer la famille

Il y a des différences importantes entre les familles en ce qui concerne les défis qu’elles doivent relever, les ressources internes et externes à leur disposition et leurs capacités de faire face aux difficultés. Une famille saine et qui fonctionne bien fournit un grand nombre des éléments dont les jeunes ont besoin pour réussir dans la vie : l’amour, l’acceptation, la stabilité, la sécurité à la maison, des aliments nutritifs, une communication efficace, des conseils et du soutien.

  1. Famille d’abord, lendemains plus forts
    Les enfants issus d’une famille où la mère ou le père a eu des problèmes liés à l’utilisation d’une substance risquent davantage d’éprouver eux-mêmes des problèmes. Le programme Famille d’abord, lendemains plus forts a pour but de venir en aide à ces enfants (âgés entre sept et 11 ans) et à leurs parents. Il s’agit d’une ressource très utile pour toute personne qui travaille avec des familles. Ce site Web fournit des renseignements sur le programme et la façon de l’intégrer aux activités de votre organisme ou à la collectivité.

Les jeunes femmes et la dépression 

Écoutez-moi, comprenez-moi, soutenez-moi : Le titre de ce guide indique ce que souhaitent les jeunes femmes aux prises avec une dépression ou qui courent le risque de faire une dépression. Dès le début de l’adolescence et jusqu’à l’âge adulte, les filles et les femmes sont plus susceptibles que les garçons et les hommes de vivre une dépression. On trouvera ci-après plusieurs ressources mentionnées dans le guide qui font appel aux principes et aux pratiques de promotion de la santé pour guider votre travail auprès de jeunes femmes aux prises avec une dépression, ainsi qu’avec le désespoir, l’isolement, la tristesse, les pensées suicidaires et l’image négative du corps qui en découlent.

  1. Prendre soin de l’esprit, du corps et de la spiritualité
    Cet outil, mis au point par des cliniciens, suggère des moyens pratiques et holistiques d’encourager les jeunes femmes à agir afin de minimiser les effets possibles de la dépression sur leur vie.
  2. Déterminants de la santé chez les jeunes femmes
    Cette section comprend un cadre de vie et de santé que les cliniciens peuvent utiliser pour repérer les facteurs ayant une incidence sur le bien-être des jeunes femmes.
  3. Une relation d’aide saine
    Cette section porte sur la façon de parler de la dépression aux jeunes femmes ; de leur fournir des renseignements, de les comprendre et de les soutenir dans le cadre de la relation thérapeutique ; et de préciser les questions relatives à la médication.
  4. Ce que les cliniciens doivent et ne doivent pas faire
    Cette section fournit aux thérapeutes une liste de choses à faire et à ne pas faire. Cette liste a été dressée en collaboration avec des jeunes femmes.
  5. Attitude et approche
    Cette section, préparée par des fournisseurs de services, indique comment créer un climat où les jeunes femmes se sentent en confiance, respectées et habilitées.
  6. Tableau de référence des questions qui préoccupent les jeunes femmes
    Ce tableau de référence est un outil pratique permettant d’évaluer rapidement les questions pouvant préoccuper les jeunes femmes avec lesquelles vous avez établi une relation thérapeutique. Ces questions sont classées dans les catégories suivantes : identité, mode de vie, relations, amitiés, famille, école et société.
Communautés ethnoculturelles et racialisées

Les personnes qui s’établissent au Canada en tant qu’immigrants ou que réfugiés et celles faisant partie de communautés racialisées peuvent avoir à relever des défis uniques. De plus, ces défis peuvent évoluer avec le temps, par exemple à mesure que s’accroît la durée de résidence au Canada et que les politiques publiques sont modifiées.

  1. Colour of Poverty
    Cette série de fiches de renseignements portent sur la pauvreté racialisée et le lien entre celle-ci et divers aspects de la vie des gens comme l’éducation, la santé, l’emploi, le revenu, la justice, l’immigration, le logement et la sécurité alimentaire.

Femmes

Cette section porte sur les questions liées à la santé mentale et à l’utilisation d’une substance touchant les femmes. À l’instar des différences qui existent entre les femmes et les hommes sur le plan corporel, les expériences de vie ne sont pas les mêmes entre les sexes.

La compréhension et la reconnaissance du contexte dans lequel évoluent les femmes améliorent le bien-être des femmes, permettent de régler les questions liées à la toxicomanie et à la santé mentale de façon plus efficace et accélèrent le rétablissement.

Solutions saines pour remplacer l’utilisation d’une substance

Si vous comptez parmi vos clients des femmes ayant des problèmes liés à l’utilisation d’une substance, vous voudrez intégrer des stratégies de promotion de la santé à vos plans de traitement. Vous trouverez des renseignements à ce sujet dans la publication de CAMH intitulée La majorité oubliée : Guide sur les questions de toxicomanie à l’intention des conseillers qui travaillent auprès des femmes.

Stratégies d’autogestion de la santé pour les femmes en post-partum

Dans la publication intitulée La dépression du post-partum : Guide à l’intention des fournisseurs de services sociaux et de santé de première ligne (2005), Lori Ross et ses collègues présentent des stratégies d’autogestion de la santé qui seront utiles aux mères pendant la période post-partum.

Certaines mères souffrant d’une dépression lors du post-partum ne se sentiront pas assez bien au début pour se livrer aux activités d’autogestion de la santé. Toutefois, lorsqu’elles commenceront à ressentir les effets du traitement, elles auront de plus en plus d’énergie et seront graduellement en mesure de se livrer à ces activités.

Les jeunes femmes et la dépression

Écoutez-moi, comprenez-moi, soutenez-moi : Le titre de ce guide indique ce que souhaitent les jeunes femmes aux prises avec une dépression ou qui courent le risque de faire une dépression. Dès le début de l’adolescence et jusqu’à l’âge adulte, les filles et les femmes sont plus susceptibles que les garçons et les hommes de vivre une dépression. On trouvera ci-après plusieurs ressources mentionnées dans le guide qui font appel aux principes et aux pratiques de promotion de la santé pour guider votre travail auprès de jeunes femmes aux prises avec une dépression, ainsi qu’avec le désespoir, l’isolement, la tristesse, les pensées suicidaires et l’image négative du corps qui en découlent.

  1. Prendre soin de l’esprit, du corps et de la spiritualité
    Cet outil, mis au point par des cliniciens, suggère des moyens pratiques et holistiques d’encourager les jeunes femmes à agir afin de minimiser les effets possibles de la dépression sur leur vie.
  2. Déterminants de la santé chez les jeunes femmes
    Cette section comprend un cadre de vie et de santé que les cliniciens peuvent utiliser pour repérer les facteurs ayant une incidence sur le bien-être des jeunes femmes.
  3. Une relation d’aide saine
    Cette section porte sur la façon de parler de la dépression aux jeunes femmes ; de leur fournir des renseignements, de les comprendre et de les soutenir dans le cadre de la relation thérapeutique ; et de préciser les questions relatives à la médication.
  4. Ce que les cliniciens doivent et ne doivent pas faire
    Cette section fournit aux thérapeutes une liste de choses à faire et à ne pas faire. Cette liste a été dressée en collaboration avec des jeunes femmes.
  5. Attitude et approche
    Cette section, préparée par des fournisseurs de services, indique comment créer un climat où les jeunes femmes se sentent en confiance, respectées et habilitées.
  6. Tableau de référence des questions qui préoccupent les jeunes femmes
    Ce tableau de référence est un outil pratique permettant d’évaluer rapidement les questions pouvant préoccuper les jeunes femmes avec lesquelles vous avez établi une relation thérapeutique. Ces questions sont classées dans les catégories suivantes : identité, mode de vie, relations, amitiés, famille, école et société.
Ressources 

Cette section présente une liste annotée de ressources sur la promotion de la santé que vous pouvez utiliser dans le cadre de votre travail ou recommander à vos clients.

Utilisation d’une substance

  1. Directives de consommation d’alcool à faible risque
    Ce dépliant indique la quantité maximale d’alcool que les hommes et les femmes devraient consommer par semaine afin de réduire le plus possible les risques pour leur santé.
Santé mentale

Renseignements généraux

  1. Evidence of Mental Health Promotion Effectiveness: Strategies for Action
    Ce supplément (PDF seulement) de la revue internationale Promotion & Education renferme plusieurs articles sur l’efficacité des initiatives de promotion de la santé.
  2. Explorer la santé mentale positive
    Ce rapport a été publié en 2009 par l’Institut canadien d’information sur la santé dans le cadre de la série Améliorer la santé des Canadiens. Contrairement à un grand nombre de rapports portant sur les problèmes de santé mentale, ce rapport met l’accent sur la santé mentale positive, notamment sur les liens entre la santé mentale positive et l’état de santé général, ainsi que sur les stratégies favorisant une santé mentale positive chez les particuliers, au sein des familles et de groupes précis (p. ex., selon l’âge et le sexe) et dans les collectivités.
  3. Prevention of Mental Disorders: Effective Interventions and Policy Options
    Ce rapport (PDF seulement), publié en 2004 par l’Organisation mondiale de la Santé, met l’accent sur la prévention primaire. Il met en évidence le lien entre la prévention des problèmes de santé mentale et la promotion de la santé mentale et examine les déterminants individuels, sociaux et environnementaux de ces problèmes. Il suggère des moyens d’atténuer le stress et d’accroître la résilience de l’enfance à l’âge d’or et aborde les questions liées au milieu de travail et aux réfugiés. Parmi les problèmes de santé mentale abordés, citons le trouble des conduites, l’agressivité et la violence, la dépression, l’anxiété, les troubles de l’alimentation, les problèmes liés à l’utilisation d’une substance, la psychose et le suicide.

Enfants et jeunes

  1. Best Practice Guidelines for Mental Health Promotion Programs: Children and Youth
    Les fournisseurs de services sociaux et de santé trouveront sur ce site Web des approches fondées sur l’expérience clinique qui les aideront à appliquer les concepts et les principes de la promotion de la santé mentale aux jeunes âgés de sept à 19 ans.
  2. Favoriser la résilience chez les enfants et les jeunes
    La résilience est un aspect important du bien-être mental. Cette publication et le livret qui l’accompagne fournissent des conseils pratiques sur le plan individuel, familial et environnemental afin d’accroître la résilience des enfants et des jeunes auprès desquels vous travaillez.

Parler aux enfants

La série de dépliants Ce que les enfants veulent savoir aide les adultes à parler aux enfants de situations difficiles et déroutantes liées à l’utilisation d’une substance par les parents et aux problèmes de santé mentale. Les dépliants présentent une série de questions que se posent un grand nombre d’enfants et des suggestions de réponses.

  1. Ce que les enfants veulent savoir lorsqu’un de leurs parents boit trop d’alcool
    Les enfants se posent beaucoup de questions et éprouvent de nombreuses craintes lorsqu'un de leurs parents boit trop d'alcool. Les problèmes d'alcool deviennent vite un secret de famille dont personne ne parle. Ils touchent la famille tout entière. Ce dépliant contient les questions que posent souvent les enfants sur le problème d'alcool de leur parent et des suggestions sur la façon d'y répondre.
  2. Ce que les enfants veulent savoir lorsqu’un de leurs parents a un trouble bipolaire
    Les enfants se posent plusieurs questions lorsqu’un membre de leur famille est malade. Si un de leurs parents a un trouble bipolaire, les enfants ont besoin d’explications et d’un soutien adaptés à leur âge pour les aider à comprendre la situation. Ce dépliant aide les cliniciens et d’autres personnes (p. ex., le parent en bonne santé, le parent ayant un trouble bipolaire, un grand-parent ou un autre adulte jouant un rôle important dans la vie de l’enfant) à se préparer à parler du trouble bipolaire aux enfants. Il contient les questions que posent souvent les enfants au sujet du trouble bipolaire de leur parent et des suggestions sur la façon d’y répondre.
  3. Ce que les enfants veulent savoir lorsqu’un de leurs parents est déprimé
    Les enfants se posent plusieurs questions lorsqu’un membre de leur famille est malade. Ce dépliant aide les cliniciens et d’autres personnes (p. ex., le parent en bonne santé, le parent déprimé, un grand-parent ou un autre adulte jouant un rôle important dans la vie de l’enfant) à se préparer à parler de la dépression aux enfants. Il contient les questions que posent souvent les enfants au sujet de la dépression de leur parent et des suggestions sur la façon d’y répondre.
  4. Ce que les enfants veulent savoir lorsqu’un de leurs parents a vécu une psychose
    Ce dépliant aidera les cliniciens et d’autres adultes à aborder le sujet de la psychose avec les enfants, dans un langage approprié à leur âge. Il répond aux questions les plus courantes que posent les enfants dont l’un des parents a des symptômes de psychose, qui peuvent se manifester lors de divers troubles mentaux (y compris la schizophrénie, le trouble schizo-affectif, le trouble bipolaire, la dépression majeure et le syndrome de stress post-traumatique).
  5. Ce que les enfants veulent savoir lorsqu’un de leurs parents se suicide
    Il peut être extrêmement difficile de répondre aux questions d’un enfant dont l’un des parents s’est suicidé. La façon d’aborder la question du suicide avec l’enfant dépend de son âge et de sa capacité de composer avec l'information. Les enfants comprennent souvent mieux qu’on ne le pense et il est important de répondre à leurs questions, même les plus anodines. Ce dépliant aidera les cliniciens et d’autres adultes à se préparer à parler du suicide aux enfants. Il aidera aussi à expliquer le suicide d’autres membres de la famille et d’amis.
Troubles concomitants
  1. Au-delà des étiquettes : Une trousse éducative qui favorise la compréhension des effets des préjugés sur les personnes vivant avec des problèmes concomitants de toxicomanie et de santé mentale
    Cette trousse (PDF seulement) a été élaborée pour aider les personnes qui œuvrent dans les domaines de la toxicomanie et de la santé mentale en mettant à leur disposition un cadre interactif leur permettant de parler de l’effet des préjugés sur les personnes vivant avec des problèmes concomitants (également appelés problèmes cooccurrents) de santé mentale et liés à l’utilisation d’une substance, de mieux connaître cet effet, de le comprendre et d'y réfléchir.