
Dans un climat comme celui du Canada, la plupart des gens, à un moment donné, en ont assez de l’hiver. Beaucoup s’attendent à être déprimés en hiver, pendant les mois froids qui semblent interminables. Cette situation peut leur causer des difficultés. Mais l’hiver est aussi la saison d’un trouble plus grave, le trouble affectif saisonnier, qui affecte un Canadien sur cinquante.
Le trouble affectif saisonnier est une forme de dépression qui commence à la fin de l’automne et dure tout l'hiver. Bien que ses symptômes soient les mêmes que ceux de la dépression « ordinaire » – tristesse, gain de poids, augmentation ou baisse de l’appétit, besoin très intense de glucides, baisse d’énergie, excès de sommeil, irritabilité et incapacité de se concentrer – le trouble affectif saisonnier a ceci de particulier qu’il est, comme son nom l’indique, saisonnier. Ses symptômes commencent à l’automne et disparaissent au printemps.
Pourquoi certaines personnes sont-elles atteintes du trouble affectif saisonnier ? Les chercheurs soupçonnent que la diminution de la lumière du soleil et le froid réduisent la production d’un produit chimique dans le cerveau, appelé sérotonine. Si le cerveau ne produit pas assez de sérotonine, la personne éprouve des symptômes de la dépression.
Le trouble affectif saisonnier étant une forme de dépression, il peut devenir très débilitant. Les personnes qui en sont atteintes ont un rendement insuffisant au travail ou à l’école, ce qui peut amplifier leur dépression. En admettant avoir un problème de santé comme le trouble affectif saisonnier, les gens s'exposent souvent à la stigmatisation. Les autres peuvent penser qu’ils sont « fous » ou « dérangés ». Les victimes peuvent même se blâmer pour leur état et penser qu’elles sont faibles ou incapables de fonctionner.
C’est en 1984 que le trouble affectif saisonnier a été identifié. Les premiers traitements ont consisté à exposer les patients à de la lumière à haute intensité provenant d’une boîte lumineuse. Presque 20 ans plus tard, les chercheurs n’ont toujours pas cerné de manière concluante la cause du trouble affectif saisonnier ni compris pourquoi certaines personnes y sont plus susceptibles que d’autres. D’autres questions demeurent aussi sans réponse, entre autres, pourquoi les traitements par la lumière fonctionnent bien pour certaines personnes alors que d’autres ont besoin, par exemple, de médicaments ? Les directives actuelles sur le traitement émises par l’Association des psychiatres du Canada recommandent de commencer le traitement par la photothérapie ou les médicaments, ou par les deux. Elles ajoutent cependant que chaque patient devrait être soumis à une évaluation pour déterminer s’il a des antécédents familiaux de dépression ou d’autres troubles de l’humeur.
Voici quelques conseils pour éviter d’avoir le cafard en hiver :
Ces stratégies très simples n’aident pas toujours les personnes atteintes du trouble affectif saisonnier. Très souvent, leur niveau d’énergie est si bas et leur dépression si intense qu’elles sont incapables de faire des efforts. Les personnes qui ressentent les symptômes plus graves du trouble affectif saisonnier devraient obtenir une aide professionnelle. Un bon point de départ serait de consulter leur médecin de famille ou une section locale de l’Association canadienne pour la santé mentale. Pour plus de détails, consultez votre bottin téléphonique ou appelez-nous sans frais au 1-800-463-6273.
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