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Questions et réponses sur la schizophrénie

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Question no1 : Les personnes atteintes de schizophrénie ont des personnalités doubles ou multiples, comme dans les films, n’est-ce pas ?

En fait, c’est faux. Les symptômes de la schizophrénie sont les suivants : une pensée désorganisée, un délire, des hallucinations, des changements émotifs et des changements de comportement. Il existe un trouble appelé personnalité multiple, qui provient de traumatismes physiques, sexuels ou psychologiques graves subis pendant l’enfance. La personnalité multiple n’est pas une maladie du cerveau.

 

 

Question no2 : La schizophrénie n’est-elle pas causée par la pauvreté pendant l’enfance (ou par une mère dominatrice et un père passif) ?

Non. La schizophrénie est une maladie du cerveau dans laquelle la chimie du cerveau est perturbée. Ce phénomène se produit probablement avant la naissance, lorsque le bébé est dans le ventre de la mère. On ne connaît pas encore la cause de la schizophrénie, mais il est clair qu’il y a un lien héréditaire. Ainsi, si vous avez un proche parent atteint de schizophrénie, vos risques de développer la maladie sont supérieurs à la moyenne.

 

 

Question no3 : Les personnes atteintes de schizophrénie ne sont-elles pas dangereuses et violentes ?

Malgré tout ce que nous montrent les médias, les personnes atteintes de schizophrénie ne sont pas plus dangereuses pour la société que vous et moi, à une exception près, c’est qu’elles posent un danger à leur propre personne : 10 % des victimes se suicident. Les autres ont tendance à s’isoler de leurs amis et de leur famille et à se désintéresser de leurs passe-temps, de leurs intérêts personnels ou de leur travail, préférant être seules. Certaines ont souvent l’air déprimé et apathique, tandis que d’autres développent un intérêt très prononcé pour la religion et la philosophie.

 

 

Question no4 : Ne serait-il pas préférable d’enfermer les personnes atteintes de schizophrénie dans des institutions psychiatriques, pour notre protection ?

Comme nous l’avons déjà mentionné, les personnes atteintes de schizophrénie ont plus de chances de se faire du mal à elles-mêmes que d’en faire aux autres. Pendant la phase active de la maladie, certains patients ont tellement peur et sont tellement désorganisés et suicidaires qu’ils doivent être hospitalisés pour leur propre sécurité. Une fois cette phase passée et leurs symptômes positifs atténués, le traitement en consultation externe devient possible. La plupart des personnes traitées pour la schizophrénie sont traitées en consultation externe.

 

 

Question no5 : N’y a-t-il pas plus de femmes que d’hommes qui souffrent de schizophrénie ?

Non. Contrairement à d’autres maladies mentales comme la dépression, l’anxiété ou les troubles de l'alimentation, la schizophrénie est légèrement plus prévalente chez les hommes que chez les femmes.

 

 

Question no6 : Tous les sans-abri ne sont-ils pas schizophrènes ?

Une étude récente sur les sans-abri de Toronto a révélé que le taux de prévalence de la schizophrénie dans cette population n’est que de 6 %. Les troubles affectifs atteignent toutefois des taux de 20 % à 40%.

 

 

Question no7 : Que sont les troubles affectifs ?

Les troubles affectifs sont des troubles de l’humeur tels que la dépression ou l’exaltation. Lorsqu’une personne a aussi des symptômes de la schizophrénie, on dit qu’elle est atteinte du trouble schizo-affectif.

 

 

Question no8 : La schizophrénie ne se guérit pas, n’est-ce pas ?

À l’heure actuelle, c’est malheureusement vrai, mais par contre, la schizophrénie peut être traitée très efficacement. Il y a de nouveaux médicaments qui ont des effets secondaires moins désagréables, qui ont un impact marqué sur l’évolution de la maladie et qui permettent de maîtriser beaucoup mieux les symptômes. Le counseling psycho-social est un outil indispensable qui aide les personnes atteintes de schizophrénie à affronter leur maladie et à vivre leur vie. Les chercheurs continuent de déterminer la cause de cette maladie complexe et de mettre au point des traitements.

 

 

Question no9 : La maladie mentale se remarque constamment chez les personnes atteintes de schizophrénie, n’est-ce pas ?

En fait, la schizophrénie comporte trois  phases distinctes qui semblent se dérouler dans l’ordre suivant : la phase prodromale, au cours de laquelle les symptômes se développent graduellement et la personne devient facilement confuse, déprimée, apathique, repliée sur elle-même et isolée. Vient ensuite la phase active, au cours de laquelle la personne éprouve des délires, des hallucinations, des distorsions de la pensée, une désorganisation de la pensée et des comportements ou des sentiments bizarres. Il arrive parfois, mais rarement, que cette phase survienne sans qu’il n’y ait eu de phase prodromale. Enfin, il y a la phase résiduelle, au cours de laquelle la personne a des symptômes semblables à ceux de la phase prodromale.

 

Il est impossible de prédire jusqu’à quel point la personne se rétablira après le début de la maladie. Certaines se rétablissent presque complètement tandis que d’autres ont besoin de médicaments et de soutien toute leur vie.

 

 

Question no10 : Que dois-je faire si je pense qu’un membre de ma famille est atteint de schizophrénie ?

Parlez-en à votre médecin de famille, à un psychiatre de votre collectivité ou adressez-vous au service d'urgence de l’hôpital général le plus proche. Si vous pensez que la personne risque de se faire du mal à elle-même ou à autrui, appelez la police. Les policiers sont autorisés à amener à l’hôpital toute personne malade qui a des comportements dangereux, pour qu’elle se fasse examiner.

 

Le Centre de toxicomanie et de santé mentale distribue de l’information sur la schizophrénie et diverses autres maladies mentales. Pour obtenir une liste des documents disponibles, appelez le 1 800 463-6273.

 

Parmi les autres excellentes sources d’information, il y a votre bureau local de l’Association canadienne pour la santé mentale et, sur Internet, le Réseau canadien de la sante.